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Les bons mots

Cette rubrique est destinée aux aficionados « purs et durs » qui suivent Hubert avec passion au fil de toutes ces années et à ceux qui désirent désormais en faire partie.
Nous vous proposons, dans cette rubrique, de vous livrer de temps en temps une info, anecdote, citation, bref, tout ce que nous glanons ou retrouvons dans nos archives de presse, vidéos, audios, et qui font sourire, réfléchir !
Le but premier étant de partager avec vous tous ces documents pour la plupart inédits – voire – exceptionnels …

Nous vous ferons également partager ici tous les ‘délires’ de Thiéfaine, relevés ça & là dans les coupures de presse, des conversations ( non privées, vous en conviendrez ), ou divers courriers … Bonne éclate ! 
La présente rubrique est réalisée par le webmaster rédactionnel David STAROSTA. Les publications qui y sont rapportées n’engagent en rien l’artiste.

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« Lettre ouverte à Tony Carbonare – 1999 – HFT News

Mon cher Tony,

J’ai bien reçu ta lettre de confirmation pour Bercy le 11 décembre 98, mais j’ai été surpris de ne pas avoir reçu la lettre précédente me proposant cette date ! Le problème, c’est que ce jour là, je suis déjà pris par une animation au Géant Casino d’Aurillac avec Danièle Gilbert, et ne sais pas encore s’il est habile de changer Aurillac pour Bercy.

Comme prévu, la Sernam m’a livré cinq caisses de nouveaux musiciens et j’ai été très étonné de les trouver en kit ! J’ai dû les assembler moi-même et de ce fait perdu un temps précieux. Une fois branchés, ils avaient des drôles de gueules… Surtout les trois de Bretagne et les deux de Lorraine ! Comme les boites crâniennes étaient vides, je leur ai greffé une cervelle de mouton que j’ai maintenue fixée à l’aide de poumons de bouc, en m’inspirant de ce que j’avais vu dans l’île du Docteur Moreau. Maintenant ils font bêbê… Mais ils sont vraiment très vifs et ils courent déjà en posant des pièges à patineuses dans ma propriété de Ramatuelle.

En ce qui concerne les choristes, je pense qu’il serait préférable que je passe les chercher en voiture moi-même. Par ailleurs, j’ai reçu une lettre de Fred H., le rédacteur en chef d’une revue sur la vie des bêtes, qui me demande si je veux bien poser nu pour sa prochaine couverture. Je pense qu’il a bon goût et que c’est une excellente idée, mais est-ce bien nécessaire que je garde tous ces logos tatoués sur mes parties intimes ? De « Sony music l’a rêvé, Thiéfaine l’a fait » jusqu’à « RFM une radio encore », en passant par Disney channel, Eurosport, Adami, Spédiman, Prophyltex et le Conseil Général de Charente et Poitou, j’aimerais ne garder que celui du code avec mon numéro de sécu et cet autre avec les textes de mon prochain album.

A propos de ce prochain album, j’envisage de déposer un brevet pour une invention que je compte exploiter dès l’année prochaine ; invention qui devrait faire un grand boum dans le petit monde du commerce international de la musique populaire.

Il s’agit du premier Compact Disc à bec verseur. Le procédé est simple et tient à la fois des mathématiques quantiques et de l’alchimie classique à permutations moléculaires. Je résume : la finalité opérationnelle du concept consiste à transformer une émotion, un sentiment, une idée, voire une palpitation infime de transfert cérébelleux en ondes électriques mutines et virginales, avant de les permuter en pelotes chibreuses de matière.
J’ai déjà testé le procédé sur des bouquins et le résultat est époustouflant. Ainsi, avec un bec verseur sur un livre (prenons B.H.L, par exemple), on peut utiliser la philosophie contemporaine comme un canard W.C. ou un flacon de harpic. Toutefois avec le Compact Disc, le problème s’avère plus compliqué qu’avec un livre. Tout d’abord on est obligé de fabriquer le boîtier en aluminium, pour la bonne conservation à l’abri des miasmes et des regards indiscrets, ainsi que pour l’hygiène et le côté hermétique des chansons… Ensuite, la grande difficulté vient de la miniaturisation. J’avoue que le premier boîtier fabriqué par mes soins est à la taille d’un arrosoir normal pour jardinier moyen. C’est la vie ! Mais point je ne désespère.

Sinon, mon autobiographie avance à grand pas, mais j’ai encore changé mon lieu de naissance et à la place de Dole du Jura, j’ai préféré Dol-de-Bretagne. En effet, c’est beaucoup moins loin pour les vacances à la mer et je me suis souvenu que l’iode, c’est important pour les enfants qui veulent devenir chanteur. Sans compter qu’à Dol-de-Bretagne, t’as les huîtres à Cancale et la mère Poulard au Mont-Saint-Michel.
Je trouve aussi qu’une chanson telle que « La nuit j’entends le cri des huîtres qu’on égorge chez le mareyeur » est un titre beaucoup plus porteur que « La cancoillotte ».
Par contre, dans la nouvelle version, tu t’appelles Tonyvon Carbonarec et c’est sur le campus de Carnac que je te rencontre, à l’ombre d’un dolmen. Rien n’est parfait.

Voilà, mon cher Tony, le train de mes dernières nouvelles… Mais ça sonne à la porte et je crois que c’est le nouvel apprenti du garagiste qui m’apporte un autre bidon d’huile de vidange pour mes hémorroïdes.

Je t’embrasse.

Hubert.

PS : Si à Bercy, je suis payé en liquide, je préfère que ce soit en Saint Julien 85 ou en Dom Pérignon 76. Surtout, évite les cuvées Baron de Rothschild. La dernière fois que j’ai mis le nez dedans, j’ai attrapé la tremblote du Mouton Cadet. »

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« Les étranges rêves de Monsieur Hubert (1999) – HFT News

Cette nuit, j’ai rêvé qu’on m’avait cloué sur une croix avec des missiles sous les bras et que je survolais Bagdad. L’instant suivant, je bombardais le Géant Casino d’Aurillac pour sauver Danièle Gilbert, prisonnière des Géants Verts et des Kazoulets Saxifrages.
Mon conseiller juridique qui s’occupe de la gestion de mes rêves, m’a dit qu’il s’agissait d’un cauchemar érotique. L’érotisme étant évidemment suggéré par la croix volante !

J’ai également rêvé que je retournais à l’école et que j’étais durement sermonné par le prof de latin, parce que j’avais oublié mon cartable. Je me levais et me barrais en disant que je n’avais plus l’âge de m’emmerder avec l’école et qu’il fallait que je sois le soir même à Aurillac pour une distribution d’autographes à la sortie du Géant Casino.
Mon banquier qui s’occupe de la commercialisation de mes rêves, m’a dit que c’était un cauchemar récurrent et hautement obsessionnel chez moi, cette histoire de retourner à l’école et qu’il fallait absolument que j’en parle à mes attachées de presse, pour voir s’il n’y avait pas quelque chose à exploiter du côté des médias.

Sur le matin, j’ai encore rêvé que je roulais dans une jaguar type E, cabriolet, de couleur rose, dans un paysage de montagnes enneigées, sous un ciel immensément bleu. La neige était piquée d’une multitude de fleurs multicolores aux reflets de marshmallows. Sur le siège avant se trouvait le sac à main de Danièle Gilbert que j’avais dérobé à la sortie du Géant Casino d’Aurillac.
Mon confesseur qui s’intéresse plus particulièrement à l’éthique onirique de ma vie nocturne m’a conseillé de rendre le sac à main à Danièle Gilbert et de recapoter la voiture pour ne pas prendre froid.

Maintenant, alors que je repense à tous ce rêves, je me demande si, en fait, je ne culpabilise pas d’être passé à Bercy le 11 décembre 1998, plutôt qu’à Aurillac comme prévu.

Et Danièle Gilbert dans tout ça ? »

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« Votre barman préféré, Hubert Félix Thiéfaine – HFT News

L’oraison du Zèbre à raison funèbre

Le zèbre s’installa devant sa machine et commença à écrire : « ils ont fini par retrouver mon cadavre ; je l’ai lu, hier matin dans la presse locale. Il paraît que j’étais pendu à une poutre de ma grange avec un post-it collé sur le front. Le post-it annonçait de façon laconique et solennelle : « j’ai enfin arrêté de boire ! »

Que la voix des bleus crucifériens des Anonymes s’élève, mes frères, afin de fêter cette nouvelle conversion !

Mais, revenons à la ligne. N’est-il pas écrit dans le livre des proverbes : « Pendaison – Bandaison » !

Pour ma part, j’aurais préféré en finir comme Hemingway ou Romain Gary, d’une bastos dans le Bernard Buffet. Malheureusement je suis tellement maladroit et si mauvais tireur que cette histoire se serait terminée inéluctablement aux urgences d’une clinique vétérinaire avec du 22 dans les rotules !

Ainsi va la vie !

Moralité : si vous n’aimez pas le vin, sucez des joints ou fumez votre chien et inversement, mais laissez les morts tranquilles ! Et surtout, n’essayez pas d’arracher son désespoir à un désespéré : c’est la dernière chose qui lui reste !

Sur ce, le zèbre débrancha sa bécane, se leva, rota d’une rare intensité et s’éloigna en claudiquant vers l’obscurité, un verre de Mandarin Curaçao à la main.

[sur la route entre Dijon et Nantes, le 13 octobre 1999]

Nota Bene 1 : pendant que je me relis à voix haute, Tony qui conduit à mes côtés, me dit : « Tu devrais rajouter un seconde moralité : « Que ceux qui aime le vin m’en dépendent. » »

Nota bene 2 : avec les nouvelles voitures équipées de suspension variflex à étalage subordonné inversement électroniqué, on peut écrire sans trembler ! Sauf les lendemains de cuite, évidemment !

A votre santé ! »

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« ( Extrait de son journal intime )

…/… l’inspecteur se remit une couche de rouge autour des yeux, et me demanda pour la troisième fois :
– Mais enfin, nom de Dieu, pourquoi chantez vous ?
– je chante pour m’éclaircir la voix, lui répondis – je; ça dégage le rhinopharinx et c’est bon pour les sinus
– et vous n’avez jamais songé à faire autre chose ?
Oh que si ! En fait, j’aurais voulu être journaliste sportif mais j’étais pas assez alcoolo pour supporter les matches …/… »

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« ( Extrait du journal de bar 17.11.99 / 01.01.01 )

Je me suis assoupi un moment sur ma guitare et j’ai rêvé que je servais un canard laqué à une grosse blonde en porte – jaretelles qui se trempait la tête dans un bocal d’orteils au vinaigre … Le train est arrivé, mais à peine ai – je eu le temps de charger mon emeu, mon castor et mon requin albinos qu’il était reparti … J’étais désemparé sur le quai, assis sr un tonneau de trichlo, quand la directrice de la DDASS vint m’apporter la légion d’honneur sur une feuille de salade … J’ignore encore si c’est une bonne idée de chanson … Je vais continuer à chercher … »

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« ( Extrait du journal de bar 17.11.99 / 01.01.01 )

– another rémy martin, mister Tifany ?
– oh yes, please, with pleasure …
– here you are
– oh ! Thank you very much
– you’re welcome ! …/… another else ?…
olives ? … peanuts ? …
– no thanks !
– what do you do in Paris, mister Tifany ? … you look like an artist …
oh ! no ! I’m sorry … I’m the chief of the police !
– that’s great ! … another rémy martin, mister Tifany ?
– oh yes, please, with pleasure …
– here you are »

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« HF THIEFAINE – Citation Pollen 2002

* Oui, j’irais voter, je ne sais pas pour qui, d’ailleurs j’m’en fous mais j’irais voter… pour la Démocratie…  »

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« HF THIEFAINE – Citation Mars 1998

* Il y a Hubert, qui est le mec bosseur & qui est assez rationnel ; il y a Thiéfaine, qui est un peu l’artiste – star, expansif, qui fait applaudir les foules ; &  il y a Félix, qui est le déglingué de l’histoire & qui empêche les autres de travailler parce qu’il se couche trop tard…  »

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« HF THIEFAINE – Citation 2001

* Je doute… parfois même de mes incertitudes !  »

« HF Thiéfaine, Citation 2001.

* Un jour, alors que je devais passer chez Drucker, on m’appela très peu de temps avant l’enregistrement de l’émission pour me dire que c’était annulé… je demandai pourquoi c’était annulé… on me répondit que je n’étais pas assez connu… je demandai alors ce qu’il fallait faire pour être connu …. On me répondit qu’il fallait passer chez Drucker…  »

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Les souvenirs émotionnels du webmaster rédactionnel ! (Rédigés par david STAROSTA)

* Durant la tournée « Bluesymental Tour » ( 1990 / 1991 ), Hubert Félix Thiéfaine a interprété « Autoroutes Jeudi d’Automne »… Il avait inséré un texte espagnol à l’intérieur de cette chanson, texte qui avait d’ailleurs inspiré Hubert dans son écriture. Ce texte de César Vallejo, poète espagnol, s’appelle « Piedra Negra Sobre Una Piedra Blanca », en voici un extrait en vers espagnols, chantés par Hubert :

Me moriré en París con aguacero,
un día del cual tengo ya el recuerdo.
Me moriré en París -y no me corro-
tal vez un jueves, como es hoy, de otoño.

Jueves será, porque hoy, jueves, que proso
estos versos, los húmeros me he puesto
a la mala y, jamás como hoy, me he vuelto,
con todo mi camino, a verme solo.

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* Lors d’un concert donné à l’Olympia le 02 Novembre 1981, Hubert Félix Thiéfaine avait repris « scènes de panique tranquille » en intro de « mathématiques souterraines »… Devant un public littéralement en délire, HFT avait improvisé les paroles de ce texte, devenu alors un hymne pour le moins… original :

Valium, Tranxène, Nembutal, Yogourts, Acides…
Valium, Tranxène, Nembutal, Yogourts, Acides…
Valium, Tranxène, Nembutal, Yogourts, Acides…
Travail, Famille, Patrie…
Syndicats, Religions, Politique…
Tiercé, Télé…
Loto, Football, Bagnole, Picole, Pignole
A chacun sa do – peu ! Chacun sa do – peu ! Chacun sa dope…
Fais – moi une place dans ton linceul, quand y’en a pour un y’en a pour deux
Fais – moi une place dans ton linceul… pour un coup de dents…
J’t’arrache… les… yeux…

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* Le premier album de la discographie d’Hubert Félix Thiéfaine intitulé « Tout corps vivant étant appelé à s’émouvoir » est sorti sous un premier label nommé « Festival » pour 1200 exemplaires. Sterne a ensuite repris la diffusion de cet album…

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* Lors d’un concert au festival du Val – de – Marne durant la tournée « Routes 88″, Hubert Félix Thiéfaine a invité Claude REBOUL, chanteur de rues à Beaubourg, à venir interpréter une chanson du répertoire d’HFT. Claude REBOUL avait alors choisi de jouer « La môme kaléidoscope » seul avec… un orgue de Barbarie !!

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* Dans la chanson « diogène série 87″ se trouve un couplet issu du drame « le Satyros » écrit par Goethe. Voici les vers originaux tiré du paragraphe de ce texte. En réalité, dans la chanson, quelques mots allemands sont rajoutés à la fin… à vous de les trouver ! ;-)

Von euch Schurken keinen Spott!
Ich tät euch Eseln eine Ehr an,
Wie mein Vater Jupiter vor mir getan;
Wollt eure dumme Köpf belehren
Und euren Weibern die Mücken wehren,
Die ihr nicht gedenkt ihnen zu vertreiben;
So mögt ihr denn im Dreck bekleiben.
Ich zieh meine Hand von euch ab,
Lasse zu edleren Sterblichen mich herab.

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* C’est Hubert Félix Thiéfaine qu’a choisi Jean Louis Foulquier pour évoquer la disparition de Serge Gainsbourg dans l’émission Pollen sur France Inter en 1991… Hubert expliquait dans cette émission que d’habitude il était du genre « dur à cuire » quant à la disparition des gens mais qu’il avait tout de même pris la nouvelle en pleine figure et qu’il était touché… Serge Gainsbourg avait déjà confié à Jean Louis Foulquier qu’il avait une bonne estime de l’artiste Thiéfaine…

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* Le groupe machin fût interviewé dans un journal distribué dans les ANPE nommé « Avenirs » mensuel N° 292, Mars 1978, dont le thème était « les gens du spectacle », rubrique « comment on crée un groupe ». Ils expliquent lors de cette longue interview, entre autres, qu’ils animaient les colonies de vacances Peugeot & les campings Alsthom. Il leur arrivait aussi d’accompagner un certain Hubert Félix Thiéfaine, autre chanteur de la région….

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* Hubert fonda l’un de ses tous premiers groupes dans les années 60/70, nommé « 4 fous dans une latrine », dans lequel Tony Carbonare était l’organiste. Ils ont répété deux fois et dissous le groupe !! ;-)

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A bientôt pour d’autres souvenirs !

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Voir les 26 commentaires
  • Jean Gautier
    22 mars 2021 à 10:12

    Très amusant ! J’adore cet humour très « desesperado ». Les textes (et les paroles) de Thiefaine sont vraiment très riches et je m’étonne qu’aucun éditeur ne se soit encore proposé pour les publier . En tout cas, je suis preneur ! Merci encore, continuez !

  • 6 rue de Nîmes
    11 septembre 2019 à 23:03

    Je cherchais un titre à écouter, et puis je suis tombée sur la fameuse « La fille du coupeur de joins », et là, j’ai poursuivi ton concert à Bercy. Ouf ! m’ai-je entendu dire, enfin des mots, des phrases, du sens, de la musique. Je t’ai oublié et rangé pour une longue période de souffrance, de batailles, de pleurs. Mais grâce à mes enfants, à mes combats, j’ai gagné en maturité, en courage, et c’est à ce moment clé de ma vie que je t’ai redécouvert. Comme ça fait du bien de t’écouter, je me suis arrêtée et me suis posée. Et depuis, je rattrape le temps perdu, en espérant que j’aurai la chance de te voir en concert.

  • Floch
    2 juin 2019 à 22:27

    Encore bravo de votre prestation ainsi qu’à vos 10 exceptionnels musiciens pour le festival Les Petites Folies, je n’étais que spectateur mais fan depuis 35ans , surpris de la maestria de Nicolas, cordialement, Joël

  • Florence
    18 février 2017 à 18:45

    J ai éclaté de rire en lisant le 1er texte.

  • ROUVEYRE
    13 octobre 2016 à 12:41

    PARADOXAL AMOUR EQUALIZER

    Au brouillard du petit matin
    Loin du tumulte des bruits de la ville
    Je subis mon funèbre destin
    Au bord des douces latrines de ta peau vanille.

    La crémation de mon fond intérieur
    S’étouffe au grès de ta voix câline
    Parfois le ciel de mon âme pleure
    De t’avoir abandonnée à ces démons que j’imagine.

    La mélancolie de ma tarentule de mon esprit
    Tordu ronge les filaments de mon magnéto
    Où saturent les interférences de ta vie
    Entre précipice et gouffre où se jette ton héros.

    Je ne suis que l’ombre de moi-même
    Je ne suis que poussière dans la terre
    Et je cherche un chargeur pour mon revolver
    Pour ne plus m’avouer que je t’aime !!!!!

    Le silence glace mes nuits tragiques
    Dans la lenteur et l’ennui hivernal
    Et quand apparaît ton image cosmique
    En moi se réveille la bête cadavérique et sidérale

    Le monde peut bien s’arrêter de danser
    Les laboratoires se souviendront encore de toi
    Jusqu’à la dernière goutte à injecter
    De ton essence ultime afin d’oublier ce que je crois !!!!!!

    Je ne suis que l’ombre de moi-même
    Je ne suis que poussière dans la terre
    Je comaterais dans le dernier wagon de l’enfer
    Pour ne plus m’avouer que je t’aime !!!!!

    Les succubes, depuis, s’exclament de ma déroute
    Au brouillard du petit matin
    Les succubes, depuis, acclament ma déroute
    Et applaudissent en ovation ma craigneuse fin.

    Je ne suis que l’ombre de moi-même
    Je ne suis que poussière dans la terre
    Je graverais ton nom sur ma cellule de fer
    Et ce souvenir, et ce souvenir…

  • Roberto FLORES
    13 décembre 2015 à 19:54

    Une petite – mais importante – observation à David Starosta : César Vallejo (Santiago de Chuco, Pérou, 1892- Paris, 1938) n’était pas espagnol mais PERUVIEN. Mais il est vrai qu’il est le plus grand poète de la langue castillane (espagnole).
    Cordialement,
    RFG

  • TIego
    14 mars 2013 à 01:58

    Hystérique quotidien
    De la recette métaphorique
    De l’homme meilleur ami du chien
    Qu’on traîne en laisse sous les portiques…

    Intrépide musicien
    Criblé de balles et d’arsenic
    Que l’on croit tenir dans ses mains
    Mais qui rejoint l’arrière boutique…

    B. GAUTHIER

  • ludo
    14 février 2013 à 14:59

    mon ego ne veu pas dire etre rationnelle je pense pas etre moi donc je suis pas a ci celui que long nomme 1.98cm et 105kg pas bon en rimes mai en reamak ça veux dire quoi com back revenir pas possible avençer devant droit raid enfin voila au file du temp on risque de vds ça peau a l’ours ‘_aristote vang gog freud indien et moi je suis un anar mirateur des texte z’anchien

  • TIego
    7 novembre 2012 à 01:04

    Théorie métaphorique
    D’un corbeau en surbrillance
    D’un des complots impudiques
    Qui retranspirait le silence…

  • TIego
    6 novembre 2012 à 01:03

    Un verre à moitié vide, c’est d’autres à moitié pleins
    Quand on espace les rides et qu’on sort le zeppelin
    En regardant au ciel, on en fait des sarments
    Quand l’vin a goût de miel et la couleur safran

    En goûtant le liquide que buvaient les anciens
    Le népenthès-bolide qui fait carburer le mandrin
    On oublie l’insolence de la belle certitude
    Et l’on fait sienne l’idée des  » fragments d’hébétude « …

    Bertrand G

  • TIego
    5 novembre 2012 à 01:16

    J’ai pas la prétention de faire de mon pire
    Quand je lèche la raison et lâche le navire
    Au coude à coude avec les remous intèrieurs
    J’attends à marrée basse pour ramer la tiédeur

    Et j’ai la vague alarme pendue à la cheville
    Comme le cormoran astiquant sa chenille
    Sans jamais respirer au point de non retour
    Des ailes nous ont poussé à la lueur du jour…

    Merci Hubert Félix, je te suis depuis si longtemps…
    Bertrand

  • Tsering
    23 août 2012 à 17:18

    En meme temps, quand on vois actuellement l’ergonomie d’un bb, on a l’impression d’etre rnveeu sous Windows 3.1, et je comprends tout a fait que ces journaux souhaitent investir sur une experience utilisateur plus riche que ce qui existait il y a 10 ans

  • Pharmd633
    23 juin 2012 à 16:03

    Hello! egfgcgg interesting egfgcgg site! I’m really like it! Very, very egfgcgg good!

  • Monseigneur di
    21 juin 2012 à 11:12

    « C’est quand je suis faible que je suis fort ». (2 Co. 12, 10)

  • Falco
    21 juin 2012 à 00:22

    Encore une 10aine de pages pour finir « Entre 3 grammes et 5 heures du matin »…pas mal du tout, de bonnes références …et j’attaque THE bible : « Hubert-Félix Thiéfaine. Jours d’orage »…
    édition revue et augmentée ! pendant que les cd tournent en boucle…on est mordu ou on l’est pas…j’assume !

  • joaquim
    8 avril 2012 à 10:43

    Juste remis du concert d’hier soir à Pau!
    30 années sous perf avec HFT!
    Je suis d’accord avec IGNATIUS « les ombres du soir » est un chef d’oeuvre au même tirre que bien d’autres chansons d’ HF.
    Bravo Hubert et surtout ne change rien!

  • monik
    28 mars 2012 à 21:29

    Emmène-moi… un petit texte pour vous HFT
    J’ai bien trop vu de bidonvilles sortir des bouches de métro
    couru à dos de cochenilles qui n’ont de bouffe que des mégots
    emmène-moi vivre
    dans ton château fleuri
    fais-moi sentir ton seringa
    et boire toute ton eau de vie
    j’aperçois dans le brouillard en bas d’chez moi com’ par hasard
    un cargo rempli de cafard qui m’fait des signes un peu bizarres.
    j’ai pas envie de distractions qui m’font les yeux com’ des lampions
    j’veux simplement que nous allions rendre visite à pygmallion.
    emmène-moi…
    il faudrait pas que je m’égare à trop narguer l’bord des trottoirs
    vivement qu’il pleuve des cigares que j’en foute plein dans mes tiroirs.
    mais que fais-tu mon hermeline ma douce ma soeur de pacotille
    sur ton brancard couvert d’hermine un anneau d’or à la cheville.
    emmène-moi dans ton château
    ne tarde pas j’sens l’échafaud
    j’entends au loin des coups d’cymbales qui me renvoie à mon berceau
    quand ma nounou rentrait du bal tout en dansant sur ce tempo.
    elle me prenait sur ses entrailles pour r’filer mon biberon
    mais à un peu de cochonnailles je n’aurais sûr’ment pas dit non.
    emmène-moi…
    tu vois mon coeur tout m’est égal je t’en conjure viens me chercher
    ou je prendrai ma martingale pour jouer tout seul à chat perché.
    dans le silence des radios j’écoute meugler les troupeaux
    de mes neurones asthmatiques qui font trembler mes vibratos.
    quant à mes charmes pathétiques s’ils n’ont de cesse de s’épancher
    c’est que le monde est tragique et que je meurs de t’aimer (bis)
    emmène-moi dans ton château
    ne tarde pas j’sens l’échafaud.

  • saleisha
    17 février 2012 à 12:08

    j’ai lu les bons mots je me suis litteralement éclatée.. ok merci, et encore;;;
    il y a si peu de personnes aussi cyniques dans cette societe …………….si lénifiante voulant friser le perfectionisme dans un desastre infantil d’inepties
    du toujours plus pour que l’on me respire mieux !!!!!!!!!!!!!!
    la ponctuation est là; il est vrai que tout doit etre digeré avant la consommation faute de compréhension par tous les quidams………..

  • egb69
    13 février 2012 à 22:27

    Moi aussi, j’ecoute en boucle « les ombres du soir ». Textes sublimes, Mélodie envoutante et inlassable. Bravo Hubert.
    Regardez, Lisez, cet auteur qui ecrit à la HFT:
    http://egb69.blog4ever.com/blog/lire-article-439065-3438173-station_xi__via_crucis_supplicium_.html

  • ignatius
    15 octobre 2011 à 19:58

    En vous lisant je suis en train d’écouter « les ombres du soir » et il n’y a pas à dire cette chanson est un véritable chef d’oeuvre au même titre que « les dingues et les paumés », « alligator 427 » « exil sur planète fantome » et tant d’autres… Une parfaite alchimie entre les mots et la musique, une mélodie envoutante… Le genre de chansons qu’on peut écouter des milliers de fois sans se lasser et même bien au contraire où l’on découvre des trésors cachés à chaque écoute… Chapeau! En espérant vraiment que cette chanson sera jouée à bercy!

  • JLouis
    15 octobre 2011 à 19:37

    A mon avis, il ne se bonifie pas, vu que dés le début il était très bon.
    Comme nous il change et avec l’age il y a des points sur lesquels on devient plus sensible.

  • Domi
    15 octobre 2011 à 18:55

    Il y a 25 ans environ, dans un délire (ou un moment de pleine conscience?), j’ai écrit  » personne sur cette Terre n’est soupçonné de ne pas vivre ». Si quelqu’un est vivant, c’est bien Thiéfaine, mais est-il Terrien ? Sourire…

  • Motley
    15 août 2011 à 11:52

    Tous ces guerriers ne sont pas guerriers de l’absurde même si d’apparence, mais les apparence sont souvent trompeuses dit-on donc donc song !

  • antoine
    14 août 2011 à 16:43

    Thiéfaine est comme le bon vin, il se bonifie avec l’âge. C’est l’un de nos derniers artiste engagé qui jette son regard lucide sur le monde. Mélancholie, mon amour, prend soin de tes guerriers de l’absurde…

  • peyo
    20 mars 2011 à 00:33

    moi je te dis bravo !!!!!!!!et vive la mort !

  • manue70
    13 mars 2011 à 14:45

    un jour une personne a dis a hubert « tu es le nouveau rimbaud » je partage le meme avis.amitié a tous ceux qui admire et aime hubert félix thiéfaine.